Rapport du commissaire inspecteur quand on PPRN du trait de côte aultois.

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Chers amis, chers aultois d’ici ou d’ailleurs,

voici le rapport du commissaire enquêteur sur la validité de l’élaboration du PPRN. Rappelons l’importance du Plan de Prévention des Risques Naturels pour une commune comme Ault : Le PPRN est un texte de loi qui définit -entre autre- quel sera l’avenir des maisons en bordure de Manche. Que dit celui-ci ? Il définit une zone rouge. Dans cette zone il est interdit de construire (en principe, car nous savons qu’un maire a le pouvoir de contourner la règle, comme à Mers où la nouvelle piscine a vu le jour… en zone rouge). Mais pas seulement. C’est sur ce document que l’Etat va se baser pour décider des expropriations futures. Soit une bande de 80 maisons sur le littoral aultois (dont ma maison, celle de mes voisins rue Ernest Jamart, le début de la rue de saint valéry, Le Boulevard Michel Couillet, la partie littorale du Bel Air…).

Que voyons nous dans ce document ? Et bien que l’Etat est parfaitement décidé à nous exproprier, plus que jamais. Et ce malgré la nouvelle volonté de la mairie d’Ault et du Syndicat Mixte Baie de Somme (Rappelons que le nouveau président du Syndicat Mixte Baie de Somme est l’actuel maire de Mers. Et que Mers est elle aussi sévèrement touchée par le PPRN) de préserver le bord de mer.

Nous verrons également que le PPRN est le texte qui permet d’élaborer le PAPI. Et le PAPI qu’est ce que c’est ?

Voir ci dessous.

Capture d’écran 2015-09-02 à 17.31.30

Et nous allons en reparler du PAPI… Croyez moi.

En attendant, la pire situation serait l’immobilisme. L’Etat et la mairie d’Ault doivent trouver un terrain d’entente : soit exproprier rapidement et indemniser les propriétaires du front de mer. Soit se défendre contre la mer (en retenant les enseignements du passé : pas question de faire supporter la charge de la défense contre la mer à la population aultoise, pas question de bétonner comme à Cayeux, mais choisir des protections légères -que les anciens connaissaient bien- comme les pieux dans la mer qui cassent les vagues les plus fortes…).

L’entre deux, c’est de ne rien faire et d’attendre que la ville s’effrite et tombe. Soit la situation actuelle : une ville moche qui pourrait être superbe, des bâtiments anciens (moyen-âgeux ou Belle Epoque) non entretenus, sans charte de couleur et de matériaux, des poubelles à ciel ouvert qui dégueulent en bord de mer et dans les zones touristiques, etc…

Vous noterez que l’aspect « ville cassée » n’a pas échappé au commissaire enquêteur qui fait une réserve quand au non-entretien avéré d’Ault, et demande au PPRN de venir préciser la définition des travaux conservatoires à réaliser. Le traumatisme de l’application du PPRN fait également objet d’une remarque quand au problème d’information et de préparation de la population (futures expropriations).

En bref, on n’est pas sorti de l’auberge.

à très bientôt,

Juliette

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