Les films tournés à Ault.

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Un clip réalisé par le merveilleux Jean Louis Laforêt pour Monica Passos : « la mémoire et la mer »

UN MONDE SANS FEMMES

Réalisateur : Guillaume Brac
Acteurs : Vincent Macaigne, Laurent Papot, Laure Calamy, Constance Rousseau
Producteurs : ANNEE ZERO

Sur la côte picarde, la fièvre estivale et ses émois adolescents, dépeinte avec tendresse.

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Sur la côte de Picardie, Sylvain loue, pour la semaine, un studio à deux jolies vacancières : Patricia, une jeune mère délurée et Juliette, sa fille adolescente, plus réservée. Pour ce célibataire, c’est l’occasion de sortir d’une vie privée de présence féminine. Mais Gilles, un gendarme moins timide, compte aussi profiter de l’aubaine.

Un p’tit picard ?
Comme le résume Gilles : « L’hiver ici, c’est la mort. Le samedi soir, t’as juste envie de te pendre. » Plus qu’ailleurs, l’été incarne dans cette station balnéaire picarde la saison où l’on tente de conjurer les frustrations du reste de l’année. Guillaume Brac raconte avec tendresse la fièvre qui saisit ses personnages, leurs tentatives maladroites, la perplexité des hommes face aux comportements féminins. Plongés corps et âmes dans ce maelstrom qui brouille les âges et fait retomber les adultes en adolescence, les acteurs sont d’un naturel confondant. Un film présélectionné aux César 2012 dans la catégorie « court métrage ».

LES PETITS MEURTRES D’AGATHA CHRISTIE / LA MAISON DU PERIL
Téléfilm policier (Épisode 4)
1h35 Français
Antoine Duléry : le commissaire Larosière
Marius Colucci : l’inspecteur Émile Lampion
Elsa Kikoïne : Joséphine dite « Jo », belle styliste de mode
Clémentine Poidatz : Éléonore, la cousine et proche amie de Jo
Éric Naggar : Paul Saint-Lazare
Réalisateur : Éric Woreth

Juillet 1936. Une magnifique maison de famille située au bord d’une immense plage. Jo, une jeune styliste au charme ravageur, qui fait tourner la tête de tous les hommes, a réuni amis et famille pour l’été. Jo est la cible d’un mystérieux tueur. Après avoir échappé à plusieurs tentatives de meurtre, elle supplie le commissaire Larosière de la protéger. Larosière tombe fou amoureux de la troublante jeune femme et, pour une fois, perd tous ses moyens. Lampion, quant à lui, se fait engager comme domestique chez Jo pour pouvoir jouer les anges gardiens incognito… Mais le tueur redouble d’audace et, pendant le feu d’artifice du 14-Juillet, la cousine de Jo reçoit une balle en plein cœur, par erreur…

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L’AMI DE PATAGONIE

(France)
Genre : Telefilm – Duree : 1h30 mn
Année de production : 2002

Rêve prémonitoire : Fred (Hippolyte Girardot) se voit gambadant dans la pampa avec Eddie (Patrick Catalifo), son grand copain d’enfance, parti vivre en Patagonie, il y a une quinzaine d’années. Et qui manque-t-il d’écharper dès le lendemain en croyant croiser un cambrioleur? Eddie, en chair et en os ! Les retrouvailles sont arrosées. C’est comme si rien n’avait changé. À part un détail, bien sûr, sinon il n’y aurait pas de quoi faire un film ! Le retour du copain prodigue n’est effectivement pas tout à fait désintéressé.
Hymne à l’amitié virile, sujet des plus éculés, le scénario ne nous épargne pas quelques poncifs : la virée nocturne avec cuite mémorable à la clé, la trahison, la bagarre… Si nous sommes finalement touchés, on le doit aux comédiens, remarquables, mais aussi au parti pris final qui évite, avec beaucoup d’intelligence, le traditionnel happy end cathodique.
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Le Fils du requin

Drame réalisé en 1992 par Agnès Merlet
Avec Ludovic Vandendaele , Erick Da Silva , Sandrine Blancke

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SYNOPSIS

Inspiré d’un fait divers qui s’est déroulé en 1987 dans une petite ville du Nord, l’histoire de deux garçons abandonnés par leur mère et qui, pour survivre, se réfugient dans la violence et la petite délinquance.

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE

On n'aime pas Il a une drôle de bouille, l’aîné des Vanderhoes. Avec son foulard qui lui entoure le cou et sa « chapka », bizarre dans ce village du Nord de la France, il évoque le héros de Kanevski. Le Valerka de Bouge pas, meurs, ressuscite. Et lorsqu’on lui rase la tête, dans le centre psychiatrique où il a échoué, Agnès Merlet le fait ressembler à un Jean Genet miniature. La même révolte. La même sauvagerie. Et la même ironie, aussi, derrière ces yeux qui ont oublié la tendresse. Il a deux passions, Martin, l’aîné des Vanderhoes : son frère et un livre. Le frère, Simon, a 11 ans, deux de moins que lui. Pas question de les séparer, ces deux-là. Ils font corps. Dès qu’on les enferme loin l’un de l’autre, ils s’évadent pour mieux se retrouver, libres, seuls et heureux. Enfin, heureux… Qu’est-ce que ça veut dire, le bonheur, pour ceux qui ne savent pas ce que c’est ? L’autre passion de Martin, c’est un livre, qu’il a gardé durant toutes ses errances avec Simon. Il est en morceaux, ce livre. Ça ne fait rien : il le lit, le soir, en fumant un clope, à la lumière d’une lampe électrique quand, par hasard, on l’enferme dans une institution d’où il s’évadera comme il s’est évadé de tant d’autres. Il le lit, même lorsque Simon, par innocence ou secrète perversité, le fout dans une lessive improvisée. Ben quoi, on a beau coucher dans un wagon de chemin de fer ou dans les débris d’un autobus, c’est pas pour ça qu’il faut puer. Alors, Simon lave les vêtements. Et le livre de Martin, par la même occasion. « Moi, j’aurais voulu être le fils de la femelle du requin. » Lautréamont, c’est Lautréamont que Martin lit obstinément. Mais ça, il s’en fout. Ce qui l’intéresse, c’est que le livre parle de poissons. Dans le cinéma où ils se sont introduits, empli d’affiches de Stallone et de Schwarzenegger, quel est le bout de film que Martin projette à son frère qui bâfre des friandises en hurlant « Remboursez, remboursez ! » ? Un long plan fixe sur des poissons qui, contrairement à tant de gens, « ne prennent jamais un tournant en rond. Ils avancent d’un seul coup et, hop, ils tournent au carré ». Est-ce bien vraisemblable, ces deux gamins réfugiés dans un cinéma, projetant un documentaire sur des poissons ? Non. Pas plus que n’est vraisemblable ce plan étrange : Simon marchant, tel un funambule, sur le toit de sa maison. Cette maison où habitent son alcoolo de père et Luc, le petit dernier, qui travaille bien à l’école, lui, qui n’a pas fugué comme les autres, mais qui collectionne, dans un album, les exploits dérisoires de ses aînés : les fameux Vanderhoes, qui, pour les journalistes locaux, sèment la terreur dans toute la région… Tout est donc vrai dans Le Fils du requin. Mais rien n’est vraisemblable. Et ce qu’Agnès Merlet atteint, dans ce premier long métrage, c’est précisément la vérité irréelle. Fragile. Capable de s’évaporer à la moindre maladresse ­ et il y en a deux ou trois dans le film. Cette vérité irréelle que maîtrise si bien Mike Leigh dans Naked, sorti il y a quelques semaines. Comme Mike Leigh, Agnès Merlet ne juge pas. Elle montre. Elle ne fait que ça, montrer, ce qui rend son film si brutal et si inconfortable. Dans cette ville du Nord, filmée comme une prison, elle montre quelques « braves gens », miliciens dans l’âme, qui lâchent un chien sur un pauvre gamin. Mais elle filme, aussi, quelques gens bien : une vieille dame qui recueille Simon et lui offre de se restaurer avec un reste de nouilles froides dans le frigo. Ou cet employé de mairie qui va, en toute gentillesse, chercher un sandwich à l’un des deux frères, au risque de se faire dévaliser. Ce qu’elle montre surtout, Agnès Merlet, c’est le cercle infernal dans lequel se sont enfermés ­ dans lequel on a enfermé ­ Martin et Simon. Liberté, chapardages, prison, évasion. Que ça, rien que ça. Les chapardages diffèrent, les lieux d’emprisonnement aussi, et les refuges avec. Mais le mouvement du film ressemble à cette ronde aussi impeccable qu’implacable. Les mêmes mots, les mêmes gestes, éternellement recommencés. Par deux fois, ce cercle infernal se brise : lors de l’entretien avec le psy, d’abord. Jusqu’à présent, il y avait des coups, des cris, mais le dialogue était impossible. Là, soudain, Martin répond. Par monosyllabes, certes, mais avec humour : « Que veux-tu faire plus tard ? ­ Vendre. ­ Et pourquoi ? ­ Eh ben, pour vendre ! » C’est tout juste si Martin ne hausse pas les épaules. Mais si vendre, dans sa bouche, c’était échanger… Et Agnès Merlet filme, en une suite de plans fixes, les yeux de son gamin qui en disent tellement plus que les mots. Et puis, il y a le sentiment que Martin éprouve pour Marie. Un sentiment, c’est nouveau dans sa vie : jusqu’à présent, même avec son frère, il n’éprouvait que des sensations. Et il voudrait tant lui expliquer, à Marie, qu’il se sent le « fils de la femelle du requin », qu’il voudrait courir sur la plage avec elle, lui faire l’amour une fois, rien qu’une fois et mourir… Mais il y a les autres, tous les autres, qui le prennent pour un voyou. Et il y a Simon, jaloux, haineux, brutal. Pour la première fois, les deux frères deviennent ennemis, et l’un d’eux sort même un couteau. « T’en as marre de moi , c’est ça ? », demande Simon. « Non, mais t’es un peu chiant, parfois », réplique Martin. Le poissonnier de la ville où les Vanderhoes ont échoué manie aussi le couteau. Avec lui, les poissons ne tournent plus, soudain, au carré. Tête séparée du corps, ils ouvrent la bouche quelquefois, et, hop, c’est fini. « Ça leur fait mal, aux poissons, quand ils meurent ? », demande Martin. Le poissonnier est tout éberlué. « Si ça leur fait mal ? Pourquoi que ça leur ferait mal ? Non, bien sûr, ça ne leur fait pas mal ! » Martin, lui, est persuadé que si, les poissons souffrent, mais qu’ils ne peuvent pas le dire. Comme eux, les Vanderhoes. Alors, à quoi ça sert de parler ? « Si vous voulez que je vous raconte pourquoi ma mère est partie, pourquoi mon frère Simon et moi, on s’est barrés de chez le vieux, pourquoi on dormait dehors, pourquoi on cambriolait les boutiques, et tout ce mélo à vous faire chialer, comptez pas sur moi. Moins j’y pense, mieux je me porte », avait dit Martin au début du film. Maintenant, il nous chuchote que le passé dérisoire fera place à un futur illusoire, mais que ce n’est pas grave. Il n’y a que le présent qui compte. Il n’y a que ce plan sublime d’Agnès Merlet : Martin et Simon en extase devant un bateau en partance – Pierre Murat

Pierre Murat, Télérama.

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4 réflexions sur “Les films tournés à Ault.

  1. Des séquences de Avida ont été tourné au Bois de Cise. Avida est un film français réalisé par Benoît Delépine et Gustave Kervern sorti en 2006.
    Egalement des séquences tournées à Ault de La Reine Margot, film français réalisé par Patrice Chéreau en 1994.

  2. Pingback: Propositions pour changer le visage de Ault. | Ault 2013

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