lettres aux autorités

Lettre à Monsieur Buisine, le retour.

Ault le 14 mai 2013,

Monsieur Buisine,

Je vous rends votre lettre, car Francis Olocco, bien que très investi dans la défense de la côte et de l’environnement, n’a rien à voir avec Ault environnement. Non, rien du tout.

(Note de la rédactrice : Monsieur Buisine a répondu à la lettre de Monsieur Olocco en pensant que Monsieur Olocco et Ault Environnement ne faisait qu’un. )

Qu’est ce qui vous a fait pensé qu’il était le président d’Ault Environnement ? Je ne sais pas. Le fait que Francis aime la nature sans doute…

Le président d’Ault Environnement, Bernard Motuelle, est celui qui a organisé la réunion de fin mars à Ault où vous étiez présent. Je joins à la présente une photo pour que vous puissiez le reconnaître plus facilement. C’est l’homme au premier plan sur la photo.

(note de la rédactrice : L’homme au deuxième plan est Monsieur Buisine lors de la réunion de Mars dernier)

images

Mais le sujet principal de ma lettre est le suivant : Moi aussi, je vous ai posé des questions par écrit et par recommandé avec accusé de réception, en tant que :

–       membre d’Ault Environnement,

–       propriétaire à Ault d’une villa dans la zone de destruction,

–       représentante des 1000 personnes qui ont signées ma pétition,

–       des 73 membres d’Ault environnement,

–       et des lecteurs de mon blog :

Voici l’adresse de la pétition : www.juliettepercheron.com/ault

Voici l’adresse de mon blog : http://www.ault2013.wordpress.com

Vous n’y trouverez pas l’intégralité des signatures, car la version papier circule dans Ault. D’ici quelques jours, je vous fournirai la liste des pétitionnaires à mi-parcours. Car, c’est loin d’être fini, croyez moi.

Pour vous aider, je joins un duplicata de ma lettre contenant nos questions, le texte de ma pétition et la lettre que vous avez envoyée à Francis Olocco, afin que vous puissiez la lui renvoyer.

En attendant une réponse à nos questions, je vous souhaite une excellente journée.

Et comme vous, je transmets mon courrier au Président du pays de Bresles Yère, au Président de la com de com, à la Présidente du parc Naturel, au Président du conseil régional, du conseil général, au Préfet, à Marthe Sueur, à Emmanuel Maquet, et à tous les membres d’Ault Environnement, à la presse, à tous les lecteurs de mon blog, ainsi qu’à tous les membres de ma famille parce que ça les intéressent.

Juliette percheron

–       membre d’Ault Environnement,

–       propriétaire à Ault d’une villa dans la zone de destruction,

–       représentante des 1000 personnes qui ont signées ma pétition,

–       des 73 membres d’Ault environnement,

–       et des lecteurs du blog www.ault2013.wordpress.com

Lettre à Monsieur le Préfet, et Monsieur le président de la république.

Juliette Percheron

9 rue Ernest Jamart

80460 Ault

A l’attention de Monsieur le Président de la République, Monsieur le Préfet de la Somme, Monsieur le sous préfet de la Somme et Monsieur Olivier Wibart.

Messieurs,

J’ai bien reçu votre courrier, et je vous en remercie.

Mais je ne peux me contenter de votre toute petite réponse.

Et je vais vous expliquer pourquoi.

Avant tout, laissez moi me présenter : Je m’appelle Juliette Percheron, j’ai mis toute mon âme et mon énergie dans une maison dont ce bon vieux PPR de 2001 me garantit la relative pérennité jusqu’en 2100, ainsi que le maire le jour de la vente il y a 5 ans. Mis à part cela, je possède une bicyclette et un demi fox terrier à poil lisse (l’autre moitié appartient à mon fiancé).

La raison pour laquelle nous sommes venus nous installer à Ault tient principalement à sa vue unique sur la Manche et les falaises, et à son incroyable architecture balnéaire du début du siècle.

Je suis graphiste, décoratrice et bloggeuse. Voici l’adresse de mon blog : ault2013.wordpress.com

Je suis également à l’origine d’une pétition « contre la destruction du front de mer, pour l’entretien de la ville et contre le projet du Moulinet en l’état » adressée au Syndicat Mixte, à la mairie et à Veolia (que je tiens responsable de la non canalisation des eaux usées à Ault. Et bizarrement, la BRGM est assez d’accord avec moi sur le fait que le ruissellement des eaux est à l’origine de 80% de la destruction de la ville. Contre 20% pour la mer). La pétition marche très bien d’ailleurs, version papier ou Internet (www.juliettepercheron.com/ault).

Enfin, je suis membre de l’association « Ault environnement ».

Je vous écris donc en temps que porte parole des habitants des« 80 bâtiments promis à la destruction» par un bureaucrate ou le futur PPR (l’un est inévitable, l’autre a fait l’école Nationale des Impôts).

Je vais aborder dans ce courrier 4 problèmes et vous poser 5 questions auxquelles j’attends des réponses franches et directes.

1)    La concertation.

2)    Le plan de prévention des risques et la communication des informations à la population.

3)    L’aide à apporter aux 5 entreprises situées dans l’hypothétique zone de destruction.

4)    La manière et le respect.

 La concertation

Dans votre courrier vous me dites « le projet de réaménagement de la commune de Ault est en cours d’étude et fait l’objet de réunion de concertation ».

Messieurs, de concertation, il n’y en a pas eu.

De vagues réunions, annoncées très discrètement au bas d’un tableau communal, pour que personne ne vienne, ça ne s’appelle pas une concertation.

La seule réunion où il y avait effectivement du monde, fut provoquée par l’association « Ault environnement » le 29 mars dernier. Et ce jour là, nous avons posé la question suivante : « Est ce que quelqu’un dans cette salle a assisté à une réunion d’information et de concertation concernant le Front de Mer, le projet du Moulinet, ou les bas champs ? » Réponse : NON. Personne. Pas une seule main levée.

Et puis « on va détruire le front de mer belle époque et remplacer vos maison par des places de parking, on va faire une salle spectacle dans le Manoir du Moulinet et vous ne pouvez rien y faire », c’est pas exactement « une concertation ».

Mais je vous le déclare solennellement, nous les habitants, nous sommes prêts pour la concertation, alors commençons.

Abordons le sujet du plan prévention des risques ; comme vous nous l’attendons avec impatience.

Et il convient de se préparer au pire. Il est temps d’aller voir la population individuellement et d’informer les gens. Des gens qui ne méritent ni le mépris, ni l’arrogance, ni l’absence de compassion auxquels ils ont été soumis ces derniers temps. Comme je l’ai écrit à Monsieur Buisine, cette situation est génératrice de drame, soyez en certain.

Nous pourrions alors tous ensemble aider la population à faire face.

N’attendons pas que le prochain plan de prévention des risques soit promulgué. Préparons nous pour éviter le désastre.

 

 

Les Commerces.

Enfin Messieurs, nous sommes très préoccupés par le sort des commerçants. Ces gens ont tout donné à leur petite entreprise et ils sont la vie du village. Le Cise ou La Flibustière ont fait (re)découvrir Ault à des gens qui sont désormais tombés amoureux des lieux. Maryvonne est là depuis les années 50 et ses parents avant elle. A « l’Horizon », on comptait vendre pour partir à la retraite, maintenant c’est la débâcle. Et Françoise chez Vents et Marées a fait un carton samedi avec le carnaval Franco-Belge.

Là encore, ni la mairie, ni le Syndicat Mixte n’a pris la peine de venir leur expliquer que leur vie, non indemnisée par le fonds Barnier, allait partir en morceau dans la Manche si le Plan de Prévention des Risques et le Syndicat Mixte Baie de Somme en décidaient ainsi. C’est que voyez vous, ces entreprises sont en zone bleue. Pas en zone rouge.

La Manière et le respect.

Pour terminer, Messieurs, nous vous demandons une chose simple et essentielle :

Pas d’évitement, pas de verbiage technocratique. Ne bottez pas en touche. Répondez frontalement et simplement à nos questions.

Si vous pouviez éviter les expressions du type « requalifier l’espace urbain », « pris note de vos observations » ou « c’est pas moi, c’est l’autre », vous me permettriez de garder ma foi en l’humanité et de contenir une crise d’urticaire particulièrement invasive s’accordant très mal avec mon gout prononcé pour les robes de printemps.

Question n°1 : Pourquoi, Monsieur le préfet, avoir tant attendu pour ordonner la révision du PPR ? 12 ans c’est vieux, très vieux pour un PPR, non ? Surtout si, danger il y a ?

 

Question n°2 : A quelle date avez vous évoqué pour la première fois la destruction future du front de mer aultois?

Merci de nous communiquer les documents qui vous obligent : Une loi. Une enquête géologique. Une décision politique.

 

Question n°3 : Nous vous demandons de nous communiquer les pièces suivantes : 

1)   le plan détaillé de l’aménagement du Moulinet

2)   le zonage des maisons qui sont susceptibles d’être détruites sur le front de mer (même hypothétique).

3)   le zonage des maisons qui sont susceptibles d’être détruites dans la zone du Moulinet (même hypothétique).

4)   le plan du projet futur front de mer débarrassé de ces affreuses villas belle époques multicolores (dont la mienne) pour en faire un super parking.

 

Question n°4 : Accepteriez vous, de rencontrer les représentants des associations et habitants concernés  pour la concertation commence enfin ? Nous avons des idées, des alternatives à proposer et des compétences qui pourront être utiles à la ville (car nous vivons là, nous connaissons le terrain et nous sommes des gens chouettes).

 

Question n°5 : Qu’avez vous prévu pour aider les 5 entreprises menacées qui ne seront pas indemnisées par le fonds Barnier ? Parce que quand même, il y a des limites à l’injustice. Vraiment.

 

Messieurs,

Je vous souhaite, avec toute ma détermination et mon sens de l’humour, une excellente journée.

Juliette Percheron.

Lettre au président de la république :

Ault le 17 février 2013.
M. le président,
Je vous écris pour vous parler d’une situation inextricable.
Je vis au bord de la manche dans une toute petite ville sublime écrasée par le malheur. Cette ville s’appelle Ault, elle héberge 2000 habitants. Ault a connu un passé glorieux au Moyen Âge, ou 19e avec l’industrialisation du Vimeu, ou 20e avec la mode des bains de mer et les congés payés. Ault a connu son lot de malheurs : la crise, la première guerre mondiale puis la seconde, la destruction et la misère.
Depuis les années 80, la ville est immobile. Ces installations électriques, téléphoniques, l’évacuation des eaux, sa voirie sont indigentes.
Ici les habitants sont plus d’ailleurs frappés par le chômage, l’ennui, l’alcoolisme.
Ici le prêtre a été condamné pour pédophilie.
Ici il y a des ados qui boivent de la 8.6 à 4:00 de l’après-midi.
Ici plus qu’ailleurs, il y a des enfants placés à la DASS.
Ici, la pêche à pied et la chasse sont un mode de subsistance.
Ici, on s’entraide et on pratique le troc.
Ici, on partage.
Et il y a de l’espoir. Car Ault, c’est sublime, époustouflant de beauté même. Une beauté tantôt hostile, tantôt radieuse selon l’humeur du temps.
Ault est le début des falaises normandes entre mur craie et plage de galet. La ville vient d’être classés « grand site baie de Somme ».
Mais son pire ennemi n’est pas la mer. Les études de la BRGM ne sont pas si alarmantes et les ouvrages de protection sont déjà là (mais pas entretenus).
Non, le problème est ailleurs.
D’abord, les collectivités territoriales ne s’entendent pas. Depuis des décennies, la majorité en place n’est pas celle du syndicat mixte baie de Somme, qui n’est pas celle du maire, qui déteste le maire d’Onival, qui n’aime pas le préfet, qui hait le président de région, qui refuse que l’entreprise machin s’installent en ville…
Le plus grand pouvoir est entre les mains du syndicat mixte appuyé par la mairie. Ce duo a fait le plus étrange des choix ; je vous explique.
Ault a une architecture balnéaire hors du commun ; 350 villas ont été construites entre 1888 et 1912, dont le quartier du bois de Cise, folie rococo d’un millionnaire dingo, trésor d’architecture Belle Époque.

En 1950, un casino à été rebâti en hauteur à l’écart des tempêtes : une curiosité de l’école Perret dans la lignée du Havre. Ce casino est aujourd’hui rafistolé et sert de salle des fêtes et projections cinéma. Sa taille modeste lui permet d’accueillir 240 personnes et est le point névralgique de la cité.
Sur les hauteurs de Ault  se trouve le manoir du Moulinet à l’abandon depuis les années 80. Les mésententes locales ont empêché jusqu’alors d’en faire quelque chose. Aujourd’hui le syndicat mixte baie de somme en est le propriétaire et nourrit pour ce bâtiment des ambitions… Étranges : Le transformer en salle de spectacles – salle de bal et la construction de logements sociaux. La contrepartie de ce projet et l’abandon pur et simple du front de mer, condamnation de 80 maisons -Belle Époque pour la plupart- et de son casino.

Sauf qu’Ault est une station balnéaire. Sa force est son front de mer. Imaginez Deauville sans ses planches. Nice sans sa promenade des Anglais.
Imaginez que la plupart des commerçants et le seul hôtel digne de ce nom est dans la zone d’abandon.
Ce projet nous propose une salle de spectacle de 150 places alors que nous disposons d’une salle (ancien casino) de 240 places. Ce projet nous propose des logements sociaux alors qu’ici une maison sur cinq est vide.
Marchons-nous sur la tête ?
La ville des pauvres doit-elle se sacrifier pour les intérêts financiers d’une poignée ?
Oui. ma ville, ma rue, le Casino vont un jour tomber au fond de la Manche. Mais d’après le plan de prévention des risques, c’est pas pour aujourd’hui. Moi aussi un jour, je vais mourir. Dois-je pour autant ne pas vivre en attendant la mort ?
Si la BRGM déclare le péril imminent nous partirons. Mais pourquoi avons-nous le sentiment que les vraies raisons de ce projet contraire à la raison sont ailleurs ?
C’est de travail dont nous avons besoin : d’un hôtel dans le manoir du Moulinet, d’un port en eau profonde. Pas une salle de bal trop étroite.
C’est de la conservation de notre trésor dont nous avons besoin. L’eau, son évacuation, l’électricité et le téléphone aux normes. De logements sociaux, oui, nous en avons besoin ; mais pourquoi ne pas préempter les villas abandonnées ?

Monsieur le président, j’en appelle au bon sens. J’en appelle à votre surveillance pour que les collectivités locales ne décident pas de transformer la ville en fonction de leurs inimitiés, de leurs amitiés, d’un dessous-de-table, d’un bureau d’études (dont le quart du budget aurait préservé ma rue pour 20 ans), mais en fonction des aultois et de leur trésor.
Que le monde découvre enfin un des plus beaux villages de France, à 2:00 de Paris, Bruxelles et Londres.
Recevez, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments respectueux.
Juliette percheron

Lettre à la fondation Maud Fontenoy

Ault, le 28 février 2013,

Chers membres de la fondation,

Chère Maud Fontenoy,

Je vous écris pour vous parler de ma ville : Ault, une station balnéaire qui ressemble à ces villes abandonnées du far west après la ruée vers l’or. L’effervescence a fait place à la désolation, les villas belle époque et les vestiges du Moyen Age pourissent au bord de la Manche.

Ault est en Picardie maritime, tout au début des falaises normandes. La ville est construite sur un sol de craie fragile. Depuis 30 ans, les collectivités territoriales ont décidé d’abandonner la ville à la mer, prétextant que l’effondrement est inévitable.

Alors Ault se meurt de désentretien. Notre ville, qui a pourtant un fort potentiel attractif, est abandonnée car trop fragile.

Pourtant, des villes voisines moins belles, font le pari inverse. Pourtant, nous les aultois on voit bien que la mer n’est pas notre problème mais notre solution, notre trésor, notre gagne pain.

Lorsque l’on se penche sur la fragilité du sol, on s’aperçoit que ce n’est pas la mer qui fractionne la falaise, mais les eaux de la terre ; Ault possède les équipements d’une ville polonaise des années 60. Seulement 50 pour cent des maisons possèdent le tout à l’égout. Les eaux des terres (très loin dans les terres) ruissellent jusqu’à chez nous provoquant ravines, crevassent et poches d’eau qui en gelant fracturent la roche et cassent nos rues et nos maisons (source : la BRGM).

On incrimine la mer alors que l’eau vient de la terre. Pas d’évacuation, pas de canalisation, pas d’épuration suffisante. Véolia ne fait pas son travail. Les eaux usées amerrissent chez nous et nous tuent.

Les conséquences ? Elles sont dramatiques. Ault se meurt et perd jour après jour son attractivité. Et c’est pour cela que je vous écris. Il est temps que la ville et Véolia soient confrontés à leur non action criminelle.

Accepteriez vous de vous pencher sur notre cas ? Nous cherchons des experts pour venir témoigner et constater cette double pollution.

Nous comptons sur vous.

Avec beaucoup d’espoir,

Juliette Percheron.

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3 réflexions sur “lettres aux autorités

  1. Suissesse habitant le sud de la France depuis 17ans, j’ai découvert Onival avec bonheur, il y a quelques années. J’éprouve la même fascination chaque fois que j’y retourne. Magnifique village hors du temps, qu’il faut absolument conserver. C’est votre précieux patrimoine, mes amis français! Merci de vous battre pour le préserver et lui redonner la vie qu’il mérite.

    • Chère Jacqueline, merci pour votre soutien ! Je vous invite à signer notre pétition et à nous rejoindre dans l’association Ault Environnement.
      Et oui nous nous battons ! Et ça ne fait que commencer !
      bien à vous,
      Juliette

  2. Bonsoir,
    Moi, j’ai découvert Ault Onival cet été juste pendant une petite semaine. Alors que ma famille (ma mère et ma nièce) et moi nous allons de temps en temps au Crotoy, nous avons changé de destination cette année.
    Et quelle belle petite ville ! Elle a un charme fou, la falaise est époustouflante et les villas en couleurs toutes différentes les unes des autres me semblent si originales.
    Bref, j’ai eu le coup de foudre et ma famille a beaucoup aimé aussi.
    Je suis triste du projet envisagé, et avec vos lettres j’ai compris les problèmes de cette ville.
    J’espère que vous avez eu des retours positifs et que les choses vont s’arranger…
    Pour tout dire, je suis à quelques années de la retraite et je projette de m’installer dans cette
    région, peut-être à Ault d’ailleurs. Bon courage pour vos démarches !

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